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Auteur: Adrian Ebens
Publié: Sep 15, 2014
Écrit: Fév 21, 2014
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Pendant les dernières années, j’ai été de plus en plus soucieux en ce qui concerne les questions de direction de l’église, ou plus spécifiquement de l’impact d’une ordination mixte sur les familles, et sur les structures de bénédiction des familles alors que la direction masculine se voit démantelée. Alors que j’explorais ce sujet, j’en suis venu à réaliser que mon étude avait suivi la voie exprimée par V. Norskov Olsen lorsqu’il affirma :

Chaque fois qu’une question concernant l’ecclésiologie se pose, elle devrait être traitée à la lumière de la théologie, de la Christologie, de la pneumatologie, et de la sotériologie, parce que l’église n’est pas une organisation ou institution d’homme, et ne devrait pas non plus être administrée en tant que telle. Elle est au contraire un organisme vivant -  le corps de Christ.[1]      

Dans mon effort pour comprendre les structures familiales et ecclésiales, j’ai été amené à considérer la Théologie (l’étude de Dieu), la Christologie (l’étude de Christ), la pneumatologie (l’étude du Saint-Esprit), et la sotériologie (l’étude du salut). Lorsque j’ai été à même de mettre en relation toutes ces disciplines, j’ai ressenti une révélation saisissante de vérité et quelque chose de véritablement profond.

Pour ceux qui ont lu ce manuscrit jusqu’ici, la réponse prédominante réside dans les domaines de la théologie et de la Christologie, mais il doit être compris que même si je remets certains concepts en question dans ces domaines, mon point de départ a premièrement été l’ecclésiologie et son impact sur la sotériologie. C’est pourquoi le titre de ce manuscrit est Le Retour d’Elie, qui s’inspire de Malachie 4 : 5, 6. Au cœur de ce message se trouve une restructuration de la famille et, je l’entrevois, de la direction de l’église – l’ouverture des cœurs des enfants à leurs pères, et de ceux des pères à leurs enfants. Si le lecteur cherche à étudier ce manuscrit sans avoir ces pensées à l’esprit, son but principal sera complètement manqué, et ce document ne sera pas compris. Je reconnais que beaucoup de temps a été consacré à traiter de la Christologie et de la nature de la filialité de Jésus, mais j’estime que le Dr. Olsen a décrit l’urgence de ma recherche et de mon étude lorsqu’il écrivit :

La compréhension de la nature de l’église, et la formation d’une structure quelconque de l’église et de son ministère deviennent – pour le meilleur ou pour le pire – un test ou une expression de la compréhension que l’on a du Christ et de la révélation Biblique.[2]

Si ce que dit le Dr. Olsen ci-dessus est juste, il doit alors être clair que les mouvements au sein de la dénomination pour la reconnaissance de l’ordination des femmes au ministère pastoral, ainsi que l’ordination des femmes à l’anciennat – pour le meilleur ou pour le pire – doit signifier un changement dans notre compréhension de la personne du Christ. Il doit alors être relevé que toute intensification des tentatives de réformes dans les structures de l’église et sa direction doit automatiquement remettre en question notre perception du Christ.

Je confesse que j’ai vécu heureux comme croyant Trinitaire pendant plus de vingt ans, sans avoir ressenti le besoin de faire un examen systématique des fondements de cet enseignement. Je pensais que la Divinité telle que le garantit la Trinité, était le seul moyen de sauvegarder l’expiation sacrificielle de Christ. Lorsqu’on me posait des questions difficiles, je me satisfaisais de son mystère. C’est l’appel intensifié en faveur de réformes dans la direction de l’église qui m’a confronté à la question : « Qui est Jésus-Christ ? Est-il véritablement le Fils de Dieu, ou bien est-il la deuxième personne de la Divinité désignée/volontaire pour le rôle d’un Fils ? » Les conséquences sur l’ecclésiologie découlant de cette question sont vastes et leur portée est conséquente. La structure Père/Fils/Esprit est la référence de toutes les structures, car toute structure appelée à prospérer efficacement et généreusement doit effectivement être un reflet de Dieu. [3]

Je trouve intéressant que la naissance et le développement du mouvement contre la Trinité commença à peu près au même moment où des personnes cherchaient à introduire l’ordination des femmes au ministère pastoral lors de la session de la Conférence Générale de 1995. Pendant au moins une génération, l’église avait été relativement silencieuse sur la question de la Trinité, et cela jusqu’au début des années 1990. Est-ce une coïncidence ? Non, c’est simplement une confirmation du lien qui existe entre l’ecclésiologie, la théologie et la Christologie. Bien qu’il ne l’affirma pas explicitement, Fred Allaback semble avoir instinctivement fait ce lien lorsqu’il publia son livre Pas de Nouveaux Dirigeants, Pas de Nouveaux Dieu. Bien que je n’adhère pas à de nombreuses affirmations faites dans son livre quant à sa théologie et sa position au sujet de la direction de l’église,  le lien reste toujours digne d’intérêt.

En rapport avec le mouvement croissant contre la Trinité au sein de l’église, j’affirmerais la chose suivante : j’ai observé que de nombreux Adventistes ont une conception anarchiste de la manière dont il convient de partager ce qu’ils croient être la vérité importante pour l’église. J’ai observé plusieurs personnes cherchant à distribuer au sein de l’église des documents contraires à la position qui y est établie. Les responsables de l’église sont écartés, et les nouveaux membres sont souvent ciblés. J’ai la conviction que ceux qui cherchent à présenter une compréhension de Christ comme étant le véritable Fils de Dieu tout en négligeant Sa structure d’autorité ne connaissent pas du tout le Fils de Dieu. Christ fait toutes choses décemment, dans l’ordre, et dans la soumission volontaire à Son Père. En tant que peuple, il nous faut avancer ensemble, et on ne peut pas présenter ses propres vues sans tenir compte de la direction de l’église.

Sur cette base, je dois clairement affirmer que quiconque chercherait à utiliser le contenu de ce manuscrit pour miner ou déstabiliser la confiance des membres dans la direction de l’Eglise Adventiste ne se comporte pas comme il convient et ceci sans mon consentement.

D’autres, au sein de l’église, m’ont accusé de ne pas me soumettre aux dirigeants en préparant ce document avant de chercher leurs directives. De telles personnes ne comprennent pas la tension qui existe entre les principes du protestantisme et de l’ordre évangélique. Nous devons aller de l’avant ensemble en tant que corps, mais aucune conscience d’homme ne doit être émoussée lorsqu’il s’approche de la Parole. Si un homme est responsable de modeler les pensées d’un autre au sujet des Ecritures, aucun des deux ne peut être considéré comme Protestant. Nous devons étudier, remettre en question et nous exhorter les uns les autres au sujet des vérités de la Bible. Une soumission à la gouvernance de l’église ne signifie pas renoncer à son cerveau. Je maintiens donc ces principes en tension – une détermination ferme à me soumettre à l’ordre évangélique combiné à un désir fervent de rechercher toutes les vérités de la Parole de Dieu.

Votre dans l'Espérance bénie,

Adrian Ebens

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[1] V. Norskov Olsen. Myth and Truth Church, Priesthood and Ordination [Mythe et Vérité au sujet de l’Église, Prêtrise et Consécration] (Loma Linda University Press, Riverside California, 1990) Page 3

[2] Ibid.

[3] Col 1 : 17,18  Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par lui. Il est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier.